Le maternage et moi

Je ne suis pas une maternante au sens stricte du terme bien que:

-J’allaite depuis bientôt 6 mois et ne compte pas arrêter pour le moment

-Je pratique le cododo même si ça va bientôt s’arrêter car bébé bouge beaucoup trop et tète toute la nuit ce qui est très inconfortable pour moi

-Je ne laisse pas pleurer mon bébé

-Je le prend à bras dès qu’il a besoin

MAIS

Je comprends aussi tout à fait qu’on ne fasse pas comme moi. Je comprends qu’allaiter quand ça se passe mal ça doit être dur (j’ai eu de la chance, jamais je n’ai eu mal, même les premiers jours), dormir avec bébé c’est fatigant, répondre à ses besoin dans la seconde peut paraître aliénant…bref, je fais à ma manière, comme je le sens, pas parce que je suis des principes sortis de livres mais parce que c’est ce qui me rend heureuse, au clair avec moi même, ce qui ne fait pas de moi une meilleure mère, NI UNE MOINS BONNE!

Alors par pitié, j’aimerais que les gens arrêtent de me dire:

-que mon fils ne dormira JAMAIS sans moi (on m’avait prédit qu’il ne quitterai jamais mes bras, raté il peut passer des heures sur son tapis et que je sois juste dans les parages, il fait sa vie),

-qu’on arrête de me dire que je « me fais avoir »! Sérieusement, vous pensez vraiment que mon fils fomente des plans contre moi pendant la nuit?!

-Qu’il ne voudra être qu’avec moi, et sera associable! Raté encore, il va facilement dans les bras de tout le monde et sourit aux inconnus dans la rue (oui je ne me rendais pas compte du nombre de personnes qui vous arrêtent pour faire des sourires à votre enfant!)

Pas que je sois contre les conseils, mais juste que bizarrement, toutes ces sentances prononcées viennent de personnes qui n’ont jamais fait comme moi, donc qui n’ont aucune idée des difficultés que je pourrais peut-être rencontrer, comme si ces dites personnes avaient peur que je ne me trompe pas en prenant un chemin différent!

Je ne sais pas quelles seront mes difficultés futures, il y en aura c’est certain, mais si j’arrive à être en accord avec moi-même, quelque chose me dit que ce sera beaucoup plus simple 😊

NB: selon moi, il y a autant de manières de faire que d’enfants, et ce qui fonctionne avec mon fils actuellement ne marchera peut-être pas avec un prochain enfant!

Et vous, vous diriez quoi à tous ces gens qui commencent leurs phrases par: « Je voudrais pas dire mais… »?

Publicités

Maman se sent bien seule mon bébé

Non, je ne suis pas une mère célibataire, et c’est bien ce qui me pose problème, parce que non mon couple ne va pas mal non plus mais…j’élève mon enfant seule.

Oui, il est encore bébé, et je ne devrais pas utiliser le terme élever mais plutôt prendre soin.

Sur une journée, je dois voir mon mari 15 minutes (je ne compte pas le temps de sommeil, douche, repas-qu’il fait seul car en décalé- et moments où il est au téléphone), 15 minutes par jour chaque jour de la semaine, les week-ends c’est surfait, tout le monde le sait! Il n’est pas là parce que d’une part il travaille en décalé, et d’autre part, il est pris par un très grand projet pro qui lui bouffe tout son temps. Je ne lui en veux pas, je le savais (ou pas!), et je sais que la situation sera temporaire…mais en attendant, je gère mon enfant seule, du matin au soir, en sachant très bien qu’à aucun moment de la journée mon fardeau (oui, en ce moment je le vois comme ça désolée) ne sera abrégé!

Eh bien c’est très dur, pas physiquement, mais psychologiquement wouahou, y à qu’à voir, je vais m’absenter une demi heure pour aller chez la sage-femme (BM prend la relève) j’en suis toute folle de joie! Sauf que oui, c’est dur, mais je ne peux pas tellement me plaindre, parce que JE NE SUIS PAS CÉLIBATAIRE. Hé oui, il est là le piège, si je dis que j’en ai marre, on me répond que je n’ai qu’à le laisser à son père, mais impossible, et je me dis que ça ne va pas s’arranger, il ne va pas subitement savoir s’en occuper du jour au lendemain quand il aura du temps! Il sait à peine lui mettre une couche, quant au bain, il ne l’a jamais donné (enfin il a déjà regardé son bébé dans le bain hein, mais pas plus!)

Alors je ne sais plus quoi faire, les cris de mon petit me minent chaque jour un peu plus, et je perds patience à une allure folle, et je ne suis pas un lapereau de 3 semaines, je sais bien que dans ce désintérêt des soins à apporter, il y a aussi beaucoup de mauvaise foi de la part de mon cher et tendre…

Alors j’espère, j’espère que la situation se décante bientôt, mais dois-je vraiment y croire?

Le temps qui passe

J’ai une peur bleue de la mort…voilà, ça a toujours été ainsi, et je pense que ça ne cessera jamais.

J’ai évidemment peur de ma propre mort, mais bien plus encore de celle de mes aimés. Mon conjoint ne peut pas rentrer en retard sans que je ne me sois déjà fait le film de sa disparition dans un accident de la route…combien de fois ais-je failli décrocher le téléphone pour appeler les hôpitaux environants (non non je ne suis pas folle). Le pire étant que mon tendre est TOUJOURS en retard, depuis 10 ans, j’aurais pu m’y faire mais non, je ne peux m’empêcher de toujours avoir peur.

Quand j’ai eu envie d’avoir un enfant, j’ai été partagée entre deux seniments: d’une part l’envie que mon bébé connaisse ses arrières grand parents (oui, j’ai encore mes 4 grand parents et je mesure ma chance chaque jour!), d’autre part le culpabilité de pousser ces derniers encore un peu plus vers la mort.

Je suis bien consciente que ma maternité n’a rien à voir avec le temps qui passe et emmène inéluctablement nos proches, mais je ne peux me défaire de ce sentiment, d’avoir fait vieillir mes parents et il faut le dire, un peu mourir mes grand parents.

Cependant, je suis tellement heureuse que mon fils les connaisse, les reconnaisse, et aussi de voir leur joie à eux de le connaître que je sais que cette culpabilité est ridicule…malgré tout, il ne se passe pas un jour sans que je ne remercie l’Ensemblier Géant de me permettre de vivre cela, s’il y a une notion que la maternité m’a apprise, c’est le sursis.

Parce que dans toute chose, nous sommes en sursis.

Pourquoi écrire?

Bonjour,

Difficile de commencer ce premier article. Je n’ai pas une vie plus passionante qu’une autre, ni même bien différente, mais j’avais envie de partager, voire de confronter mes idées, mes envies et mes interrogations quotidiennes. Maman depuis peu, il est évident que pas mal de mes questionnements tournent autour de ce monde parallèle qu’est la maternité.

Je ne vais pas faire un article pour me présenter, honnêtement parce que je ne saurais pas quoi dire de moi, et que je me dévoilerai assez au fil des articles 😀

À bientôt.