Les bonheurs de la semaine

Oui, je suis très en retard pour cette troisième semaine, et plus le temps passe, moins je trouve quoi écrire…

1/ Mes taux de beta HCG qui continuent de diminuer, même si bien moins rapidement, mais je prends ce qu’il y a à prendre!

2/ Le beau temps qui est venu nous réchauffer les coeurs (mais est bien loin maintenant)

3/ Les balades à rallonge faites au cours de la semaine, grâce à l’énergie que j’ai un peu retrouvée

4/ Mon fils qui me fait de plus en plus de bisous (pas de son initiative faut pas pousser, mais il en fait quand je lui demande- oui, je suis un peu lourde sur le sujet!!)

5/ Les quelques vêtements que j’ai achetés pendant les soldes, je ne m’étais rien acheté pour le plaisir depuis la naissance de mon fils (soit 1 an), pas parce que je ne pouvais pas, mais ça ne me disait rien (et pour qui me connaît, c’est très bizarre), je crois juste que je n’avais pas encore repris possession de mon corps, c’est maintenant chose faite!

6/ Les vœux que je reçois, de personnes que je ne côtoie pas forcément beaucoup, et qui me touchent d’autant plus (je ne suis pas si naïve, l’effet nouveau né y est pour beaucoup!)

7/ Les fou rires avec ma sœur, parce que bon sang, ça fait un bien fou!

Et vous?

Rester sexy… après bébé

Bonjour,

Alors si tu attends de moi des astuces et autres conseils pour rester plus bonne que la plus bonne de tes copines alors que tu viens d’avoir un enfant, je te conseille vivement de cliquer en haut à droite parce que ce que je vais écrire risque de t’énerver.

Venons-en au sujet! Donc, depuis le début de la semaine, je suis tombée (et croyez-le, ça fait mal) sur plusieurs articles distillant quelques conseils et petites leçons de couple pour que toi (ou moi hein!) femme périmée par la gestation puis l’expulsion d’un chiard, tu puisses te reprendre en main et fissa, afin…TADAAAAAAA que monsieur ne s’éloigne pas de toi, toute repoussante que tu es avec ta cellulite, tes vergetures et puis tes cheveux gras.

Alors bon, ça me fait me poser deux question principales (oui, je vais essayer d’être ordonnée de l’écriture ça nous changera!):

1/ Pourquoi cette injonction?

2/ Ne faudrait-il pas revoir les bases d’une vie de couple saine et épanouissante?

 

Premier point!

Des copains, je n’en ai pas eu des masses, mais une chose est sure, c’est que quand j’avais peur que mon mec ne se détourne de moi, c’était d’une part quand j’avais 16 ans, et puis surtout quand ce n’était pas le bon! Je veux dire, on est vraiment obligées d’être au top tout le temps pour rester amoureux? Et tu crois que ton conjoint t’aime si peu qu’il va sauter sur la première nénette qui fait du 36 et qui n’a pas été malmenée par une grossesse et un nourrisson? Alors déjà, si c’est comme ça que tu conçois ta relation, je suis aux regrets de t’annoncer qu’elle ne va pas très bien…

Ensuite, c’est quoi cette notion de sexy? Est ce que c’est vraiment un but? Etre sexuelle, appeler au désir de façon permanente (oui, parce que ce ne sont pas d’articles qui parlent de vie intime hein, là, on parle de la « sexytude » comme mode de vie) Bon, si c’est ton trip, au pire je t’en prie, mais je ne suis pas sure que ce genre de projet doive être encouragé par un article public qui prétend s’adresser au plus grand nombre!

La phrase qui revient sans cesse c’est « On est des femmes avant d’être des mères » et son corollaire « on est un couple avant d’être des parents« , alors là, non, je ne suis pas du tout d’accord, tu te sens peut-être femme avant tout, mais moi perso, depuis qu’on m’a mis mon bébé sur le ventre, je suis une mère avant tout, et tout le temps! Peut-être que ce sentiment s’atténuera avec le temps (quand l’enfant grandit) mais je n’en suis même pas sure! Moi je me sens mère dans toutes les situations désormais, je ne pense qu’en mère et n’agit qu’en mère avant toute chose. Ma priorité absolue dans la vie, c’est mon fils, pas mon couple et désolée, mais encore moins le dernier slim à la mode.

Quant à mon couple, il est avant tout un couple parental, puisque c’est dingue, mais maintenant la personne la plus importante pour mon mari, c’est son fils. Oui, son enfant passe avant le fait que je me sois ou non épilé les jambes ou que j’aie ou non assorti mes dessous!

Par contre, là où je te rejoins, c’est qu’évidemment, la vie de parents n’empêche ni une vie amoureuse, ni une vie sexuelle!

Ce qui nous amène au deuxième point:

Je ne sais pas vous, mais moi, avant de tomber enceinte, j’avais quand même une vague idée de ce qu’une grossesse pouvait infliger au corps. Ça ne veut pas du tout dire que j’ai accepté ce nouveau corps, ou que j’en suis satisfaite. Seulement, le soucis, c’est qu’un corps, je n’en ai qu’un, tout comme ma vie, elle sera unique. Après ce constat hyper profond (ne me remerciez pas, je sais bien que personne n’y avait pensé avant moi ;-)), il faut bien se rendre à l’évidence, il faut juste accepter les choses. Je ne remets absolument pas en cause les souffrances que la vue de ce nouveau corps peut occasionner, loin de là, par contre, je déteste les solutions qui y sont apportées!

Tu sors de la maternité, tu viens de morfler comme jamais pour faire naître ton enfant, enfant qui, ne te laisse pas une minute de repos, et confond le jour et la nuit…et on vient te dire en substance que bon hein madame, c’est bien gentil mais faudrait se sortir les doigts et prendre soin de soi, faudrait pas non plus dormir quelques minutes supplémentaires au risque de ne pouvoir se maquiller/ coiffer/ faire son sport (aucune mention n’est à rayer malheureusement). Bah oui, parce que ton homme qui doit avoir le QI d’une moule, ça va le chambouler quand même ce ventre mou et vide, pauvre chou, il n’y avait sans doute pas pensé, et pour sur ça va le traumatiser!

Donc, ces efforts qu’on nous somme de faire, ce n’est pas pour qu’on soit épanouies, oh non, c’est pour ces messieurs, qu’il faut satisfaire, et qu’il ne faudrait surtout pas faire fuir. Et là je m’interroge vraiment. Les personnes qui écrivent ces articles ont-elles réellement fait un enfant avec un homme dont elles supposent qu’il ne supportera pas la vue d’un bourrelet (aussi gros soit-il), ou de retrouver sa femme pas maquillée voire pas lavée quelques soirs?

Ne peut-on donc pas avoir de relation intime quand on n’est pas au top au niveau physique?  La rencontre sexuelle n’est donc qu’une rencontre entre deux corps, rien de plus, et destinée à satisfaire monsieur, parce que vous je ne sais pas, mais moi si je devais penser à ma cellulite ou mes poils qui dépassent pendant des relations intimes…bah je parie que je n’y prendrais aucun plaisir!

Alors je comprends tout à fait que certaines femmes soient bloquées à ce niveau là, je l’ai été, et le serais sans doute à d’autres moments de ma vie. Mais ce que je trouve très dangereux, c’est qu’au lieu de normaliser le fait que non, après un enfant, on n’est pas au top selon nos critères habituels, mais que oui, on y passe toutes, et que je vous assure que nos moitiés ne voient absolument pas la même chose que nous, on veut forcer la nature, mener une bataille contre l’inéluctable.

On a le droit de ne vivre que pour son enfant pendant quelques semaines (ou pendant toute la vie, mais c’est risqué là ;-)), et qu’il n’y a aucune raison pour qu’un homme à qui on vient de donner un enfant ait envie de retrouver celle que vous étiez avant (si c’est le cas, fuyez, vous ne pourrez jamais gommer une grossesse, que  ça ait ou non laissé des stigmates).

Je suis effarée par le jeunisme que propose notre société actuelle, et je trouve que cette envie d’effacer toute preuve de notre existence est profondément triste. Selon moi, préférer dormir plutôt que de se maquiller, ou manger beaucoup plus de chocolat pour tenir le coup nerveusement ne fait pas de nous des paresseuses qui se laissent aller. Parce qu’en plus, cela instille de façons très perverse le message que quand on veut, on peut, alors que franchement, s’il ne s’agissait que de volonté, la majorité des femmes françaises feraient du 36 (dois-je rappeler que la taille la plus portée est le 42?).

Pour se sentir mieux dans sa peau, je préfère vraiment les travaux positifs, comme celui de Jade Beall, qui a photographié le corps des femmes après leur(s) grossesse(s).

jade beall

Parce que la vraie vie, ce n’est pas instagram (deuxième vérité profonde de ce post, on ne m’arrête plus!) , l’écrasante majorité des femmes a un corps comme ça après l’accouchement, et même que je ne trouve pas ça repoussant du tout!

Et vous, comment vous gérez/ avez géré votre image de fââââme après l’accouchement?

 

Les petits bonheurs de la semaine

Allez, deuxième semaine, j’espère qu’elle sera aussi positive que celle écoulée!

Mes petits bonheurs ont été:

1/ Ma prise de conscience quant au fait que je ne peux pas rester comme ça au niveau pro Pas que je veuille absolument retravailler, mais il faut que je me trouve une voie, une voie qui me plaise, qui m’épanouisse. C’est possible, je le sais, et je commence à définir un peu ce qui me plairait, il faut que je persévère.

2/ revoir une amie de longue date, et apprécier, sans trop me demander quel effet j’ai pu lui faire (bon a priori puisqu’on a déjà repris rendez-vous!)

3/ Une nuit sans mon lutin, qui m’a manqué, mais pas tant que ça, et qui m’a surtout permis de recharger mes batteries

4/ Commencer à réfléchir à ce que l’on va faire pour fêter nos 10 ans de couple…c’est super grisant

5/ Ma GEU qui évolue (ou plutôt involue) favorablement, et un retour à la normale pour ma santé!

6/ La neige qui est arrivée, et qui rend tout tellement plus doux! Mon petit père s’allonge face à la baie vitrée et la regarde tomber, et moi je fonds!

7/ Avoir repris mon alimentation en main, et prendre du plaisir à cuisiner un peu (je suis la pire cuisinière) et être fière que mon mari aime ce que j’ai préparé!

 

Et vous?

 

 

Le regard des autres

Aussi loin que je m’en souvienne, le regard des autres a toujours été quelque chose de très douloureux pour moi. Ça a même été limite pathologique à un moment donné.

Je ne sais pas pourquoi, mais je ne supporte pas ne pas être appréciée. Mon ventre se tord si j’apprends qu’untel ne me porte pas dans son cœur (et quand je dis untel, c’est des personnes que je connais à peine, et que en général, je n’aime pas spécialement non plus!).

J’ai arrêté de sortir à cause de ça, si j’allais à une soirée, et que je rencontrais des nouvelles personnes, je pouvais passer des semaines (sans exagérer) à essayer de me remémorer chaque phrase, chaque mot sorti de ma bouche en me flagellant parce que c’est sûr ils ont dû trouver que je suis vraiment nulle!

Alors, pour éviter de vivre avec le cœur au bord des lèvres en permanence, j’ai arrêté de sortir, donc, j’ai également arrêté de voir mes amis…Aujourd’hui, si je compte bien, je vois régulièrement 4 personnes, dont deux seulement sont vraiment des amies. C’est peu, et ça commence à être douloureux ça aussi, alors je me force à envoyer des messages régulièrement (avant je ne le faisais pas, pensant que ça gonflerait forcément le destinataire!), mais c’est toujours calculé, je me relis pour être certaine de ne pas froisser (c’est sur que un Salut comment vas-tu, ça peut être lu de tellement différentes façons…!).

Ce qui est étonnant, c’est que je n’ai jamais au cours de ma scolarité, eu de problèmes pour me faire des copains Je n’ai jamais été la nana en vue du lycée, mais j’étais bien loin d’être celle à qui on jette des pierres. Et j’ai l’impression que ce problème va en grandissant, sans savoir en comprendre la source. Je partage pourtant ma vie avec quelqu’un de très sociable (grâce à lui on reçoit quand même pas mal), et qui me pousse à aller vers les autres!

Je me rends compte que cet article ne mène à rien, cependant, si vous avez des pistes pour ce genre de trouble, je suis preneuse, parce que j’avoue me sentir impuissante face à ça!

Bonne soirée 🙂

Les bonheurs de la semaine

Ça fait un moment que je veux revenir écrire, mais quand je ne vais pas très bien, je me réfugie dans le mutisme, c’est nul, d’autant plus quand personne ou presque n’est au courant de ma situation et que donc, on silence est souvent mal interprété…

Du côté médical de l’affaire, disons qu’on attend que ça se tasse, en croisant les doigts pour que rien ne pète au passage (et je les croise bien fort mes doigts là!).

Allez, parce qu’au fond, ça ne va pas si mal, je vais tenter de trouver 7 bonheurs dans la semaine écoulée.

1/ Mon petit prince qui, s’il ne parle pas, sait très bien se faire comprendre, et passe sa vie à me montrer toutes sortes de choses auxquelles il n’a bien sûr pas droit (chocolat, bonbons, petits gâteaux…) en me disant « mam mam » avec un grand sourire!

2/ Le fait qu’il ait retrouvé un rythme, et me laisse me reposer un peu.

3/ Savoir que j’ai réussi à vraiment faire plaisir à tout le monde à noël, sans même finir autant ruinée que l’an dernier.

4/ Mon mari, qui, s’il n’était à la base pas contre un petit deuxième, se prend maintenant à en rêver (enfin va falloir patienter que j’arrête d’être enceinte déjà…)

5/ Avoir été confrontée à mon passé (bien trop longue histoire, et en plus inutile) et me rendre compte que je touche du doigt le luxe de me ficher du regard des autres (pour qui me connaît, c’est une véritable révolution)

6/ L’entendre me dire que je suis « vraiment magnifique » comme ça au petit-dej, et me dire qu’après 10 ans, c’est tout de même une chance incroyable

7/ Etre fière de mon fils, autant de ce qu’il est que de ce qu’il n’est pas. Il est bien loin de l’enfant idéalisé que je portais dans mon cœur, non, il est un million de fois mieux, et me dire que si par malheur, je ne devais avoir qu’un enfant, je suis tout de même drôlement chanceuse que ce soit lui!

Voilà, ça fait du bien de l’écrire, même si depuis 15 jours je me répète comme un mantra que je fais partie de l’infime partie des privilégiés qui peuplent notre planète, l’exposer avec des exemple concrets donne encore plus de poids au bonheur que je savoure chaque jour (en l’oubliant bien trop souvent!).

Bonne soirée.