Le complexe de l’enfant parfait! (ou presque)

Je ne sais pas si je suis la seule à ressentir cela, toujours est-il que je n’ai encore pas lu de billet à ce propos sur des blogs (enfin j’ai pas fait de recherche non plus!).

Donc, qu’entends-je par ce complexe puisque mon enfant étant bien réel, il n’est donc pas parfait. Oui, mais à mes yeux si! en fait, il est trop parfait. Ça ne signifie pas qu’il n’a pas de défauts: il est très bruyant, entêté et assez peu enclin à la frustration ( cette phrase c’est juste pour prouver que je suis un minimum objective!).

Pour résumer, sa perfection ne vient pas de ce qu’il est réellement, mais de la façon dont je le reçois. En fait, il est tout ce que je ne suis pas (et n’étais pas petite)! Il est calme (bon de ce point de vue j’étais carrément molle) mais très vif, il a un sourire permanent accroché au visage, il adore faire rire, il est très extraverti, il ne se vexe pas, et ne fait pas de colères (enfin disons qu’il pleure 15 secondes montre en main et il passe à autre chose), il aime les gens, n’a peur de rien, et semble avoir une confiance totale en la vie. Il est ce qu’on appelle un enfant facile (je dirais même ultra facile depuis qu’il a décidé de faire ses nuits).

Alors de quoi je me plains? Bon, d’abord, je ne me plains pas, soyons clairs, je savoure ma chance et j’en suis reconnaissante. Mais je ne peux m’empêcher de me sentir nulle très souvent.

Je doute de ce que je pourrais lui apporter, j’ai l’impression que les rôles sont inversés et que c’est lui qui me montre le chemin. Je me rappelle encore du regard qu’il posait sur moi à la maternité, j’y voyais un avertissement, une injonction à faire du mieux que je pourrais. On a passé une première année assez difficile (en vrai c’était vraiment très dur) mais je servais à quelque chose (le nourrir déjà, mais aussi, le rassurer la nuit -quoi je suis folle???).

Maintenant, je fais face à un bambin de 20 mois, qui ne veut qu’une chose, découvrir le monde et profiter de la vie. Il me donne l’impression d’être inébranlable, fait de béton armé! La vérité, c’est que le petit garçon que je décris, c’est tout le portrait de son père (enfin les qualités, mon mari a également des défauts!), si j’avais pu décrire l’enfant idéal, ç’aurait été lui. Tant dans ce qu’il a de plus doux, que dans ce que certains voient comme des défauts (l’enfant qui court partout, escalade tout et ne tient pas en place, c’est le mien ;-))

Je ne me sens pas à la hauteur, et ce sentiment me fait peur, parce qu’il n’est pas très sain. Je ne sais pas comment faire pour changer mon point de vue par rapport à ça. Une fois encore, ce n’est pas la fierté mal placée d’une mère qui parle (bien que je sois aussi fière de lui hein). Mon enfant n’est pas mieux qu’un autre, il est juste parfaitement adapté à moi, comme une « âme sœur ».

Du coup, bien évidemment, j’ai très peur de moins bien m’entendre avec son petit frère qui arrive, comme si personne ne pourrait jamais l’égaler, et dans le même temps, je me mets à espérer que ce second enfant me fera vraiment sentir maman.

Une fois n’est pas coutume, ce post est réellement décousu, mais si vous avez compris mon propos et souhaitez apporter votre pierre à l’édifice, merci!