Il me restera ça

Depuis quelques semaines, donc, je me réveille hébétée, me demandant si c’était un cauchemar. Depuis quelques semaines, il me faut quelques secondes pour appréhender une réalité nouvelle, dont les contours sont plus que flous.

Je ne sais pas si ma vie se fera à 3, si on continuera notre chemin à 4, et ce pour combien de temps?

En attendant d’y voir clair, j’ai décidé de commencer à tenter de digérer tout ça, le fait que je tiens mon dernier bébé dans les bras, et que je ne m’y étais pas préparée. Le fait de ne plus avoir de projets à deux, ni même en famille. L’impossibilité de rêver un futur comme j’aime tellement le faire.

Ce tsunami aura permis au moins que j’apprenne à m’ancrer dans le présent, et surtout, à relativiser. Personne n’est décédé et nous sommes tous en bonne santé. Nous nous respectons un minimum, et prenons soin de nos enfants. Mes enfants d’ailleurs, n’ont jamais autant vu leur père, évidemment, le grand est fou de joie, et si ce n’aura servi qu’à ça, ce sera déjà tellement (encore faut-il que ce ne soit pas qu’une passade). Donc oui, nous ne sommes pas heureux (nous les adultes), mais nous avons les clés en main pour le devenir, ensemble ou séparément.

Puisqu’ensemble est un mot que je n’emploie plus guère, j’ai décidé de m’épanouir séparément. J’ai repris d’anciens projets pros, je me suis remise au sport (soft hein, j’ai pas commencé ma rééducation!) et je sooooooors. Je vois du monde, je bois des coups, je rigole, et je prépare même plusieurs week-ends avec des amis. Alors, soyons clairs, ce n’est pas ce qui me manquait le plus (disons que je me suis vraiment épanouie auprès de mon premier et j’ai adoré cette période), mais en me connaissant, là clairement, je sors de ma zone de confort, et ça fait peur, mais ça fait également un bien fou. Je suis, sur certains aspects, fière de moi, et je peux dire que c’est une chose qui ne m’est jamais arrivée (ou alors m’en souviens pas).

J’ai toujours cru que l’accomplissement c’était que les autres soient fiers de moi, mais quelle perte de temps, je sais que vous aviez sans doute déjà compris ce principe depuis la grande section environs, mais moi, ça vient juste de me percuter l’esprit, et je dois dire que c’est tellement enrichissant, de vouloir se prouver des choses à soi-même. Ça n’a aucune commune mesure avec le fait de savoir que d’autres sont fiers de vous, ça donne des ailes et des forces pour quand on n’en a plus. Se regarder et se dire que non, on n’est pas si mal (par là j’entends les qualités de caractère, mais ça fonctionne aussi sur le physique!), qu’on n’a pas de quoi rougir. Qu’il y a bien mieux ailleurs sur pas mal d’aspects, mais qu’on est droits dans ses bottes. Bref, finalement, je commence à bien m’aimer, et si c’était ça le début du bonheur?

 

Il est arrivé!

Voilà, je reviens écrire sans doute surtout pour moi, mais j’ai besoin de garder quelques traces.

Puisqu’ils sont maintenant deux, appelons les par leurs initiales, A., mon second bébé, est né il y a 5 jours tout pile. Au milieu du champs de bataille qu’est devenu ma vie, il souffle un espoir certain. L’accouchement a été un moment très étrange, je me suis demandé ce que je faisais là, pourquoi nous faisions ça. Mais je n’ai pas eu le temps de trop y réfléchir, une arrivée plus que rapide (30 minutes!) et la douleur intenable associée m’ont permis de lâcher prise.

Cette année 2016 se termine encore plus mal qu’elle n’a débuté, je n’ai pas le courage de mettre des mots sur tout ça pour le moment, rien ne sort. Mais je me rends compte de la chance que j’ai d’avoir deux bébés en parfaite santé, je me concentre là-dessus, et je vois au jour le jour.

C’est triste de faire une annonce de naissance dans un article aussi sombre, mais je crois qu’il ne faut pas se voiler la face, à jamais l’arrivée de mon petit dernier restera un moment atrocement douloureux.

Son grand frère est un amour avec lui, je crois qu’il a peur qu’on le rende, il passe sa vie à lui faire des câlins et des bisous, les yeux fermés de plaisir et d’apaisement j’imagine. Puisse toute leur vie ressembler à ces moments hors du temps.

Moi, physiquement ça va, les marques de grossesse ont déjà presque disparu. Mon allaitement s’est lancé sans aucun problème, et de douleurs, je n’en ai pas. Psychologiquement par contre, je suis dévastée, et je dois consulter assez urgemment puisque qu’il me semble qu’une médication est nécessaire.

Je ne sais pas si je vais laisser ce post en ligne tant il ne sert à rien, mais je l’aurais au moins écrit.

A mon petit A., tu arrives par des temps bien sombres, mais je te promets que le soleil brillera à nouveau très vite. Tu es aimé, sois en sûr!

Le complexe de l’enfant parfait! (ou presque)

Je ne sais pas si je suis la seule à ressentir cela, toujours est-il que je n’ai encore pas lu de billet à ce propos sur des blogs (enfin j’ai pas fait de recherche non plus!).

Donc, qu’entends-je par ce complexe puisque mon enfant étant bien réel, il n’est donc pas parfait. Oui, mais à mes yeux si! en fait, il est trop parfait. Ça ne signifie pas qu’il n’a pas de défauts: il est très bruyant, entêté et assez peu enclin à la frustration ( cette phrase c’est juste pour prouver que je suis un minimum objective!).

Pour résumer, sa perfection ne vient pas de ce qu’il est réellement, mais de la façon dont je le reçois. En fait, il est tout ce que je ne suis pas (et n’étais pas petite)! Il est calme (bon de ce point de vue j’étais carrément molle) mais très vif, il a un sourire permanent accroché au visage, il adore faire rire, il est très extraverti, il ne se vexe pas, et ne fait pas de colères (enfin disons qu’il pleure 15 secondes montre en main et il passe à autre chose), il aime les gens, n’a peur de rien, et semble avoir une confiance totale en la vie. Il est ce qu’on appelle un enfant facile (je dirais même ultra facile depuis qu’il a décidé de faire ses nuits).

Alors de quoi je me plains? Bon, d’abord, je ne me plains pas, soyons clairs, je savoure ma chance et j’en suis reconnaissante. Mais je ne peux m’empêcher de me sentir nulle très souvent.

Je doute de ce que je pourrais lui apporter, j’ai l’impression que les rôles sont inversés et que c’est lui qui me montre le chemin. Je me rappelle encore du regard qu’il posait sur moi à la maternité, j’y voyais un avertissement, une injonction à faire du mieux que je pourrais. On a passé une première année assez difficile (en vrai c’était vraiment très dur) mais je servais à quelque chose (le nourrir déjà, mais aussi, le rassurer la nuit -quoi je suis folle???).

Maintenant, je fais face à un bambin de 20 mois, qui ne veut qu’une chose, découvrir le monde et profiter de la vie. Il me donne l’impression d’être inébranlable, fait de béton armé! La vérité, c’est que le petit garçon que je décris, c’est tout le portrait de son père (enfin les qualités, mon mari a également des défauts!), si j’avais pu décrire l’enfant idéal, ç’aurait été lui. Tant dans ce qu’il a de plus doux, que dans ce que certains voient comme des défauts (l’enfant qui court partout, escalade tout et ne tient pas en place, c’est le mien ;-))

Je ne me sens pas à la hauteur, et ce sentiment me fait peur, parce qu’il n’est pas très sain. Je ne sais pas comment faire pour changer mon point de vue par rapport à ça. Une fois encore, ce n’est pas la fierté mal placée d’une mère qui parle (bien que je sois aussi fière de lui hein). Mon enfant n’est pas mieux qu’un autre, il est juste parfaitement adapté à moi, comme une « âme sœur ».

Du coup, bien évidemment, j’ai très peur de moins bien m’entendre avec son petit frère qui arrive, comme si personne ne pourrait jamais l’égaler, et dans le même temps, je me mets à espérer que ce second enfant me fera vraiment sentir maman.

Une fois n’est pas coutume, ce post est réellement décousu, mais si vous avez compris mon propos et souhaitez apporter votre pierre à l’édifice, merci!

Faire un bébé toute seule à deux

Ce soir, j’en ai gros! Ça va pas être l’article le plus drôle de l’année je le crains.

Comme j’en ai déjà parlé, je suis mère au foyer. C’est un choix, ou plutôt une direction qu’a pris ma vie, et je m’en accommode pas trop mal. Le soucis, c’est que je suis une mère au foyer mariée, mais qui élève son (et bientôt ses) enfant seule.

Je m’occupe de mon fils du matin au soir, ce qui est normal, je suis à la maison pour ça, sauf que je m’en occupe 7 jours sur 7, jour et nuit, sans jamais avoir vraiment d’aide. Je m’occupe aussi de la maison. J’allais écrire évidemment, mais à bien y réfléchir je ne vois pas en quoi c’est évident, je suis en congé d’éducation, pas de bonniche, alors en faire plus soit, tout faire, là, ça me paraît beaucoup moins acceptable.

J’avais commencé à rédiger une liste longue comme le bras de doléances, mais en fait, on va faire bien plus vite, mon conjoint ne fait rien. Et moi, je doute un peu, parce que je suis tout pareil qu’une mère célibataire, sauf que personne ne trouve que ce que je fais est génial ou que je suis trop forte. Pas que je fasse ça pour la gloire hein, de toutes façons, on sait bien qu’il n’y a pas plus ingrat que la parentalité, mais du coup, personne ne me propose d’aide, ou d’aller boire un verre pour me changer les idées ou ou ou vous voyez le principe.

Après, si je ne savais absolument pas ce qui allait se passer à l’arrivée du premier (oui, moi aussi je pensais que j’aurais un mari de blogueuse, tu sais celui qui est aussi impliqué que la mère et que c’est bien normal quoi merde!), il faut bien admettre que je sais exactement ce qui va arriver maintenant, je sais que je fais des enfants seule. Et ça me va la plupart du temps (bah oui, sinon je partirais donc j’y trouve mon compte d’une certaine manière), mais il y a aussi les fois, comme aujourd’hui, où je voudrais juste être seule (avec mon/mes môme) et ne pas en plus avoir à faire des compromis pour quelqu’un d’autre.

Mon conjoint est adorable, et il nous aime très fort, mais je crois que ça ne suffit pas toujours, je n’ai pas seulement besoin d’un amoureux, et c’est dur de se sentir si seule quand pourtant on est entourée!

Demain sera un autre jour, mes hormones me travailleront sans doute moins et je serais reposée, alors haut les cœurs 😉

Première écho

Bon, tout s’est bien passé vendredi. Le foetus avait tout ce qu’il faut là oú il faut, je dois maintenant essayer de réaliser ce qui m’arrive…

Pour de vrai, je devrais avoir un deuxième bébé avant la fin de l’année! C’est incroyable, je suis tellement heureuse et complètement pétrifiée. Je me demande comment je vais m’en sortir (alors que pour mon premier, j’avoue ne m’être pas du tout posé la question!).

 

S’il y a des mamans d’enfants rapprochés parmi vous, s’il vous plaît, dites moi qu’on s’en sort (même si vous mentez!)

La valse à sale temps!

Je suis heureuse d’arriver enfin à prendre quelques minutes pour écrire, ça m’a beaucoup manqué!

Je n’ai pas regardé à quand remonte mon dernier article, très longtemps, mais j’ai eu l’impression de vivre mille vies depuis, et pas des vies toujours sympas en fait!

Allez, on va commencer par le positif quand même: mon taux n’est jamais descendu jusqu’à 0, une nouvelle grossesse est en cours, ce qui, dixit le compte rendu de la première écho (je ne suis pas encore à 12 sa) me permet de me vanter d’une parité de 5/1. Moi, ça me déprime encore plus, du coup, j’espère quand même atteindre le 5/2 cette fois, parce que vraiment, ça m’a mis un coup de lire ça.

Enfin, le stress va prendre fin rapidement puisque j’ai l’écho des 12 sa vendredi prochain, j’angoisse tellement, mais j’ai aussi furieusement envie de savoir.

Je m’étais promis de ne rien dire à personne avant d’en être sure, mais voilà, mon papi rigolo s’est rapproché dangereusement des étoiles, et j’ai voulu lui dire avant qu’il ne parte, donc la moitié de ma famille est au courant.

Il était content je crois, il m’a même demandé si on connaissait le sexe, j’ai dit que non, c’était bien trop tôt, ce à quoi il a ajouté « ah oui, on le saura dans 4/5 mois », et il est parti 12h plus tard. Dire que sa disparition m’affecte est bien en deçà de cette douleur sourde qui ne me quitte plus. Il y a papis et papis, le mien m’a construit mes plus beaux souvenirs d’enfance, mes seuls vrais souvenirs d’enfance si je peux dire. Mamie et lui étaient nos deuxièmes parents. Je n’ai pas les mots pour parler de ça, et ça ne changerait de toutes façons pas grand chose.

Au même moment, une dispute monumentale a éclaté au sein de ma famille du côté maternel cette fois. Je ne peux pas en parler puisqu’il n’y a pas grand chose à en dire si ce n’est que ça devait arriver, mais que finalement, rien ne sera plus jamais comme avant c’est évident. Une époque s’est éteinte au cours de ce mois d’avril, celle de l’insouciance sans doute, et ça aussi ça fait mal.

Dans tout ça, mon fils s’en sort tant bien que mal, je pense que je mérite la médaille de la pire mère de l’année en ce moment, mais je fais ce que je peux. Il est toujours aussi adorable, il rigole toute la journée, et fais tout pour nous faire rire. Bon, il teste aussi beaucoup, il sait que je suis fatiguée, et il veut s’assurer que je reste solide (ce que j’arrive tout de même à faire même si un dessin animé peut parfois aider ma solidité avouons-le!)

Voilà ma vie pour le moment, je suis folle amoureuse de mon mari, et folle d’amour pour mon fils, ils sont réellement mon phare. Je suis aussi épuisée comme jamais (alors que bon, je rappelle que je suis à plus de 16 mois de nuits pourries, mais je pense que les hormones ne me vont pas du tout à ce niveau là!).

Cet article n’a ni queue ni tête c’est évident, mais j’avais besoin de tout écrire pour repartir de plus belle.

Belle soirée.

 

Les bonheurs de la semaine

Oui, je suis très en retard pour cette troisième semaine, et plus le temps passe, moins je trouve quoi écrire…

1/ Mes taux de beta HCG qui continuent de diminuer, même si bien moins rapidement, mais je prends ce qu’il y a à prendre!

2/ Le beau temps qui est venu nous réchauffer les coeurs (mais est bien loin maintenant)

3/ Les balades à rallonge faites au cours de la semaine, grâce à l’énergie que j’ai un peu retrouvée

4/ Mon fils qui me fait de plus en plus de bisous (pas de son initiative faut pas pousser, mais il en fait quand je lui demande- oui, je suis un peu lourde sur le sujet!!)

5/ Les quelques vêtements que j’ai achetés pendant les soldes, je ne m’étais rien acheté pour le plaisir depuis la naissance de mon fils (soit 1 an), pas parce que je ne pouvais pas, mais ça ne me disait rien (et pour qui me connaît, c’est très bizarre), je crois juste que je n’avais pas encore repris possession de mon corps, c’est maintenant chose faite!

6/ Les vœux que je reçois, de personnes que je ne côtoie pas forcément beaucoup, et qui me touchent d’autant plus (je ne suis pas si naïve, l’effet nouveau né y est pour beaucoup!)

7/ Les fou rires avec ma sœur, parce que bon sang, ça fait un bien fou!

Et vous?

Rester sexy… après bébé

Bonjour,

Alors si tu attends de moi des astuces et autres conseils pour rester plus bonne que la plus bonne de tes copines alors que tu viens d’avoir un enfant, je te conseille vivement de cliquer en haut à droite parce que ce que je vais écrire risque de t’énerver.

Venons-en au sujet! Donc, depuis le début de la semaine, je suis tombée (et croyez-le, ça fait mal) sur plusieurs articles distillant quelques conseils et petites leçons de couple pour que toi (ou moi hein!) femme périmée par la gestation puis l’expulsion d’un chiard, tu puisses te reprendre en main et fissa, afin…TADAAAAAAA que monsieur ne s’éloigne pas de toi, toute repoussante que tu es avec ta cellulite, tes vergetures et puis tes cheveux gras.

Alors bon, ça me fait me poser deux question principales (oui, je vais essayer d’être ordonnée de l’écriture ça nous changera!):

1/ Pourquoi cette injonction?

2/ Ne faudrait-il pas revoir les bases d’une vie de couple saine et épanouissante?

 

Premier point!

Des copains, je n’en ai pas eu des masses, mais une chose est sure, c’est que quand j’avais peur que mon mec ne se détourne de moi, c’était d’une part quand j’avais 16 ans, et puis surtout quand ce n’était pas le bon! Je veux dire, on est vraiment obligées d’être au top tout le temps pour rester amoureux? Et tu crois que ton conjoint t’aime si peu qu’il va sauter sur la première nénette qui fait du 36 et qui n’a pas été malmenée par une grossesse et un nourrisson? Alors déjà, si c’est comme ça que tu conçois ta relation, je suis aux regrets de t’annoncer qu’elle ne va pas très bien…

Ensuite, c’est quoi cette notion de sexy? Est ce que c’est vraiment un but? Etre sexuelle, appeler au désir de façon permanente (oui, parce que ce ne sont pas d’articles qui parlent de vie intime hein, là, on parle de la « sexytude » comme mode de vie) Bon, si c’est ton trip, au pire je t’en prie, mais je ne suis pas sure que ce genre de projet doive être encouragé par un article public qui prétend s’adresser au plus grand nombre!

La phrase qui revient sans cesse c’est « On est des femmes avant d’être des mères » et son corollaire « on est un couple avant d’être des parents« , alors là, non, je ne suis pas du tout d’accord, tu te sens peut-être femme avant tout, mais moi perso, depuis qu’on m’a mis mon bébé sur le ventre, je suis une mère avant tout, et tout le temps! Peut-être que ce sentiment s’atténuera avec le temps (quand l’enfant grandit) mais je n’en suis même pas sure! Moi je me sens mère dans toutes les situations désormais, je ne pense qu’en mère et n’agit qu’en mère avant toute chose. Ma priorité absolue dans la vie, c’est mon fils, pas mon couple et désolée, mais encore moins le dernier slim à la mode.

Quant à mon couple, il est avant tout un couple parental, puisque c’est dingue, mais maintenant la personne la plus importante pour mon mari, c’est son fils. Oui, son enfant passe avant le fait que je me sois ou non épilé les jambes ou que j’aie ou non assorti mes dessous!

Par contre, là où je te rejoins, c’est qu’évidemment, la vie de parents n’empêche ni une vie amoureuse, ni une vie sexuelle!

Ce qui nous amène au deuxième point:

Je ne sais pas vous, mais moi, avant de tomber enceinte, j’avais quand même une vague idée de ce qu’une grossesse pouvait infliger au corps. Ça ne veut pas du tout dire que j’ai accepté ce nouveau corps, ou que j’en suis satisfaite. Seulement, le soucis, c’est qu’un corps, je n’en ai qu’un, tout comme ma vie, elle sera unique. Après ce constat hyper profond (ne me remerciez pas, je sais bien que personne n’y avait pensé avant moi ;-)), il faut bien se rendre à l’évidence, il faut juste accepter les choses. Je ne remets absolument pas en cause les souffrances que la vue de ce nouveau corps peut occasionner, loin de là, par contre, je déteste les solutions qui y sont apportées!

Tu sors de la maternité, tu viens de morfler comme jamais pour faire naître ton enfant, enfant qui, ne te laisse pas une minute de repos, et confond le jour et la nuit…et on vient te dire en substance que bon hein madame, c’est bien gentil mais faudrait se sortir les doigts et prendre soin de soi, faudrait pas non plus dormir quelques minutes supplémentaires au risque de ne pouvoir se maquiller/ coiffer/ faire son sport (aucune mention n’est à rayer malheureusement). Bah oui, parce que ton homme qui doit avoir le QI d’une moule, ça va le chambouler quand même ce ventre mou et vide, pauvre chou, il n’y avait sans doute pas pensé, et pour sur ça va le traumatiser!

Donc, ces efforts qu’on nous somme de faire, ce n’est pas pour qu’on soit épanouies, oh non, c’est pour ces messieurs, qu’il faut satisfaire, et qu’il ne faudrait surtout pas faire fuir. Et là je m’interroge vraiment. Les personnes qui écrivent ces articles ont-elles réellement fait un enfant avec un homme dont elles supposent qu’il ne supportera pas la vue d’un bourrelet (aussi gros soit-il), ou de retrouver sa femme pas maquillée voire pas lavée quelques soirs?

Ne peut-on donc pas avoir de relation intime quand on n’est pas au top au niveau physique?  La rencontre sexuelle n’est donc qu’une rencontre entre deux corps, rien de plus, et destinée à satisfaire monsieur, parce que vous je ne sais pas, mais moi si je devais penser à ma cellulite ou mes poils qui dépassent pendant des relations intimes…bah je parie que je n’y prendrais aucun plaisir!

Alors je comprends tout à fait que certaines femmes soient bloquées à ce niveau là, je l’ai été, et le serais sans doute à d’autres moments de ma vie. Mais ce que je trouve très dangereux, c’est qu’au lieu de normaliser le fait que non, après un enfant, on n’est pas au top selon nos critères habituels, mais que oui, on y passe toutes, et que je vous assure que nos moitiés ne voient absolument pas la même chose que nous, on veut forcer la nature, mener une bataille contre l’inéluctable.

On a le droit de ne vivre que pour son enfant pendant quelques semaines (ou pendant toute la vie, mais c’est risqué là ;-)), et qu’il n’y a aucune raison pour qu’un homme à qui on vient de donner un enfant ait envie de retrouver celle que vous étiez avant (si c’est le cas, fuyez, vous ne pourrez jamais gommer une grossesse, que  ça ait ou non laissé des stigmates).

Je suis effarée par le jeunisme que propose notre société actuelle, et je trouve que cette envie d’effacer toute preuve de notre existence est profondément triste. Selon moi, préférer dormir plutôt que de se maquiller, ou manger beaucoup plus de chocolat pour tenir le coup nerveusement ne fait pas de nous des paresseuses qui se laissent aller. Parce qu’en plus, cela instille de façons très perverse le message que quand on veut, on peut, alors que franchement, s’il ne s’agissait que de volonté, la majorité des femmes françaises feraient du 36 (dois-je rappeler que la taille la plus portée est le 42?).

Pour se sentir mieux dans sa peau, je préfère vraiment les travaux positifs, comme celui de Jade Beall, qui a photographié le corps des femmes après leur(s) grossesse(s).

jade beall

Parce que la vraie vie, ce n’est pas instagram (deuxième vérité profonde de ce post, on ne m’arrête plus!) , l’écrasante majorité des femmes a un corps comme ça après l’accouchement, et même que je ne trouve pas ça repoussant du tout!

Et vous, comment vous gérez/ avez géré votre image de fââââme après l’accouchement?

 

Les petits bonheurs de la semaine

Allez, deuxième semaine, j’espère qu’elle sera aussi positive que celle écoulée!

Mes petits bonheurs ont été:

1/ Ma prise de conscience quant au fait que je ne peux pas rester comme ça au niveau pro Pas que je veuille absolument retravailler, mais il faut que je me trouve une voie, une voie qui me plaise, qui m’épanouisse. C’est possible, je le sais, et je commence à définir un peu ce qui me plairait, il faut que je persévère.

2/ revoir une amie de longue date, et apprécier, sans trop me demander quel effet j’ai pu lui faire (bon a priori puisqu’on a déjà repris rendez-vous!)

3/ Une nuit sans mon lutin, qui m’a manqué, mais pas tant que ça, et qui m’a surtout permis de recharger mes batteries

4/ Commencer à réfléchir à ce que l’on va faire pour fêter nos 10 ans de couple…c’est super grisant

5/ Ma GEU qui évolue (ou plutôt involue) favorablement, et un retour à la normale pour ma santé!

6/ La neige qui est arrivée, et qui rend tout tellement plus doux! Mon petit père s’allonge face à la baie vitrée et la regarde tomber, et moi je fonds!

7/ Avoir repris mon alimentation en main, et prendre du plaisir à cuisiner un peu (je suis la pire cuisinière) et être fière que mon mari aime ce que j’ai préparé!

 

Et vous?

 

 

Le regard des autres

Aussi loin que je m’en souvienne, le regard des autres a toujours été quelque chose de très douloureux pour moi. Ça a même été limite pathologique à un moment donné.

Je ne sais pas pourquoi, mais je ne supporte pas ne pas être appréciée. Mon ventre se tord si j’apprends qu’untel ne me porte pas dans son cœur (et quand je dis untel, c’est des personnes que je connais à peine, et que en général, je n’aime pas spécialement non plus!).

J’ai arrêté de sortir à cause de ça, si j’allais à une soirée, et que je rencontrais des nouvelles personnes, je pouvais passer des semaines (sans exagérer) à essayer de me remémorer chaque phrase, chaque mot sorti de ma bouche en me flagellant parce que c’est sûr ils ont dû trouver que je suis vraiment nulle!

Alors, pour éviter de vivre avec le cœur au bord des lèvres en permanence, j’ai arrêté de sortir, donc, j’ai également arrêté de voir mes amis…Aujourd’hui, si je compte bien, je vois régulièrement 4 personnes, dont deux seulement sont vraiment des amies. C’est peu, et ça commence à être douloureux ça aussi, alors je me force à envoyer des messages régulièrement (avant je ne le faisais pas, pensant que ça gonflerait forcément le destinataire!), mais c’est toujours calculé, je me relis pour être certaine de ne pas froisser (c’est sur que un Salut comment vas-tu, ça peut être lu de tellement différentes façons…!).

Ce qui est étonnant, c’est que je n’ai jamais au cours de ma scolarité, eu de problèmes pour me faire des copains Je n’ai jamais été la nana en vue du lycée, mais j’étais bien loin d’être celle à qui on jette des pierres. Et j’ai l’impression que ce problème va en grandissant, sans savoir en comprendre la source. Je partage pourtant ma vie avec quelqu’un de très sociable (grâce à lui on reçoit quand même pas mal), et qui me pousse à aller vers les autres!

Je me rends compte que cet article ne mène à rien, cependant, si vous avez des pistes pour ce genre de trouble, je suis preneuse, parce que j’avoue me sentir impuissante face à ça!

Bonne soirée 🙂