Etre mère au foyer

Voyez le lapsus, j’ai failli écrire femme au foyer (qui ne serait pas une honte notez, mais qui ne retranscrirait absolument pas ce que je fais à la maison).

Donc, je suis mère au foyer, c’est à dire que mon job, c’est de m’occuper de mon enfant. Ce n’est pas un job puisque je ne suis pas payée pour faire ça (d’ailleurs on peut m’expliquer en quoi c’est un job quand on garde les enfants des autres mais de la fainéantise quand on garde le nôtre?), mais on dira que c’est mon occupation, à temps plein, week-ends compris.

Je m’éclate vraiment dans ce nouveau challenge, qui est de loin le plus ambitieux de toute ma vie!

D’abord, je suis vraiment contente de me dire que je profite on ne peut plus de mon bambin. Il me sera vraiment difficile de me dire un jour que j’aurais pu lui consacrer plus de temps (et moi les regrets, c’est ma hantise- faudrait que je vous parle de ça aussi tiens!).

Ensuite, je peux m’assurer chaque jour qu’il va bien, et pas seulement physiquement. J’ai assez de temps avec lui pour savoir s’il a passé une bonne journée ou non, et donc, je peux tenter de calmer les choses avant qu’elles ne s’enveniment en temps de crise.  On a eu une mauvaise période lui et moi (et là je mentirais si je disais que je n’ai pas rêvé qu’il aille brailler dans les oreilles d’une autre pendant que j’irais au bureau!). Mais j’ai eu cette chance de pouvoir le voir assez longtemps chaque jour pour que ces semaines difficiles ne se prolongent pas en mois difficiles.

On me dit souvent que j’ai un enfant facile, alors très franchement, mon enfant est loin d’être facile, vraiment! Il est très turbulent, entêté et coléreux, rajouté à cela une sensibilité incroyable (mais il est également très souriant, curieux câlin et aime faire le clown- rétablissons la vérité!). Sauf que mon enfant j’ai le luxe de pouvoir essayer de le comprendre, de pouvoir tâtonner et trouver des solutions adaptées à lui. Pendant notre phase un peu tendue (doux euphémisme) il se jetait à terre 10 fois par jour environs, il montait des drames à plus de 90 décibels (je le sais j’ai mesuré!), mais j’ai eu ce temps précieux de pouvoir mettre en place des choses concrètes pour mettre fin à ce régime de terreur (pour moi hein!).

J’ai donc cette possibilité d’aider mon enfant à grandir, « à ma façon »! Pour autant, il va également à la crèche une fois par semaine. Pas que j’en profite pour faire la grasse mat et trainer un pyjama (en vrai je fais le ménage et les courses- comme les nullipares en week-end quoi), ni même que je veuille m’en débarrasser, non, ça nous permet de ne pas fusionner , ça lui permet de voir autre choses (d’autres enfants surtout et il adore ça!). Par ailleurs, il va parfois dormir chez ma mère  (en cas de nuits trop courtes ça fait beaucoup de bien) et est souvent gardé  le soir lorsque nous nous faisons une soirée avec mon conjoint, ou que je retrouve des copines.

Je comprends totalement les femmes qui veulent (oui parce qu’il ne faut pas oublier qu’on ne fait pas toujours ce que l’on veut!) retourner bosser, et certains jours je les comprends VRAIMENT bien!

Ma mère a toujours travaillé, et elle sortait souvent le soir (non ma mère n’était pas une débraillée, juste une femme aux mille projets, et souvent ne veut pas dire chaque soir, je dirais une fois par semaine), et jamais je ne me suis sentie abandonnée, j’ai énormément de souvenirs de famille, et même si j’ai été gardée par une nourrice, il est évident que c’est ma mère qui m’a élevée. Donc, je ne fais pas ça pour mon enfant (oui, je sais c’est horrible), mais il faut le reconnaître, par pur égoïsme. J’adore l’emmener partout, lui montrer des tas de choses (comment claquer des doigts, ma lubie du moment!), et surtout, regarder la vie à travers ses yeux.

Pour autant donc, je suis loin d’être inactive, en fait, j’essaie de vraiment voir ce temps passé avec lui non comme un temps mort, mais comme une opportunité. Je ne me suis pas arrêtée de travailler pour lui, j’avais quitté mon job avant, je ne sais pas ce que j’aurais fait si j’avais été liée à un employeur…sans doute serais-je retournée travailler. Ce n’était pas un choix à la base, mais je suis contente de ce cadeau de la vie.

 

J’ai écrit cet article après une discussion avec une amie qui se retrouve dans mon cas et qui le vit très mal.

 

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L’ Erreur

Mon chaton,

Je crois que j’ai commis l’Erreur..celle que je m’étais promis de ne pas faire, celle qui je le pensais, était la clé de voute de mon enfance un peu ratée. J’ai reproduit, bêtement, par facilité, par fatigue sans doute aussi, par manque de lucidité très certainement.

Je me suis faite avoir.

J’ai cru que je te connaissais, tu sais comme on dit que je te connaissais « comme si je t’avais fait ». Sauf qu’assembler des cellules patiemment pendant 8 mois n’a jamais permis à personne de comprendre son enfant.

C’est vertigineux, tu n’es en rien comme je t’avais imaginé, et tu es infiniment plus complexe. J’ai oublié, au fil de mes nuits blanches, comme c’est excitant de chercher la clé de chaque petit verrou que tu m’opposes, j’ai oublié de m’émerveiller du fait que tu es tellement différent de moi. J’ai voulu t’appliquer des principes, comme si tu n’étais qu’une théorie, alors évidemment, on n’arrivait plus à trouver la solution.

A bout de patience, et à force de conseils tous moins sollicités les uns que les autres, j’ai presque cru que tu étais un bébé comme les autres…j’ai complètement oublié que tu es un bébé parmi d’autres, et qu’ils sont tous différents de toi, comme tu es différent d’eux. J’ai cru que parce que tu suivais les stades de développement du carnet de santé, il me suffisait de t’appliquer des solutions à un problème qu’on n’avait même pas su identifier. C’est une équation à deux inconnus, et il ne faut pas se leurrer, ces deux inconnus, ils le resteront jusqu’à la fin de mes jours. Parce que si comme je te le dis régulièrement, à jamais je suis ta maman, à jamais tu ne m’appartiens pas. Dans cette relation bancale, c’est toi qui me possède, mon rôle à moi est d’être à côté, et de chaque jour m’éloigner, jusqu’à ce que ce qui nous relie ne devienne qu’un fil invisible, extensible à l’infini.

Oui, il faut que je me rappelle de ça chaque instant, tu es une énigme, l’énigme qui garde éveillées les mères depuis la nuit des temps, l’énigme qui a pour but de ne jamais être décryptée.

Alors mon chéri, à partir d’aujourd’hui, je te promets de te traiter comme un enfant dont je suis la maman, et plus jamais comme mon enfant.

Maman qui t’aime à jamais.

Cette mère que je déteste…

Je suis, depuis 10 jours, une maman détestable.

Des poussées dentaires à rallonge ont eu ma peau (ou plutôt ma bienveillance).

Voilà quelques jours que je sens cet agacement, cet énervement même, n’ayant d’autre objet que mon bébé. Non, je ne lui ai pas mis de claque (ni aucun coup, peu importe le nom qu’on lui donne!), je ne lui ai pas non plus crié dessus, non, j’ai mis ce masque que je déteste, je me suis occupée de lui comme un automate, une ration de câlins, un petit pot, une tétée, et dès que je peux, je le mets au lit ou dans des bras plus accueillants.

Je sais que j’ai le droit d’être fatiguée, et je savais par avance que je ne serais pas parfaite, mais il y a trois jours, j’ai fait ce que je n’aurais jamais dû faire, j’ai crié sur mon conjoint devant bébé…j’en ai encore mal au ventre. Le petit n’a pas compris, il a eu l’air étonné, mais ça n’a pas semblé le contrarier…sauf que je l’ai fait, j’ai perdu mon sang froid, et j’ai crié…ce n’était pas la première fois qu’on se fâchait devant lui, mais d’habitude, d’une il n’était pas dans mes bras, et de deux, on se contentait de se parler un peu sèchement.

Je suis clairement allée trop loin, et je suis désemparée, j’imagine que de toutes façons, il me faudra juste du temps pour me pardonner, mais pour le moment je n’arrive pas à oublier cette image. Je suis tout à fait intransigeante avec moi-même et je sens que cette erreur, je vais avoir du mal à l’accepter.

Comme une masochiste que je suis, j’ai évidemment googlé un truc du genre: Que ressens bébé de 8 mois quand ses parents se crient dessus… et j’ai été à deux doigts de l’emmener moi-même à la DDASS (en vérité, j’ai vraiment pensé qu’il pourrait être plus heureux loin de moi!)!

Bon, c’était une séance de vidage de sac, mais si vous avez vécu une situation similaire et que vous pouvez me rassurer, je vous en prie 🙂

Le papa que je t’ai choisi

Mon chéri,

Je voulais aujourd’hui te parler de papa. Celui que tu regardes avec des yeux qui pétillent, celui que, souvent tu me préfères.

Ton papa, il n’est pas parfait, ton papa, il a encore 15 ans à certains moments, et 100 ans la minute d’après.

Ton papa, il râle, il râle et il râle…mais il nous aime tellement, tu dois le savoir, parce que ton papa, il peut nous dire, à l’un ou à l’autre, qu’il nous aime au delà de tout, plusieurs fois par jour, et peu importe que d’autres oreilles soient présentes.

Ton papa, avant de t’aimer, il m’a aimée, et le mieux, c’est qu’il continue.

Ton papa, il est fier de toi, tout le temps, il a même réussi à montrer des photos de toi au banquier!

Ton papa, il est capable de te laisser dormir dans ses bras pendant des heures, même si pour ça il doit se contorsionner.

Ton papa; il ne sait pas changer les couches, ça tombe bien, il ne le fait pas.

Ton papa il sait comment te faire rire aux éclats en te chatouillant, et c’est le seul.

Ton papa il vit encore sa vie de patachon, mais il se lève toujours tôt pour profiter de nous.

Ton papa, il a eu peur que tu arrives si vite, et pourtant, il m’a confié qu’il n’avait jamais été aussi heureux que depuis toi.

Sans aucun doute mon amour, le plus fort, c’est ton père, et si parfois ses défauts me font enrager, je sais que je pourrais, toute ma vie, être fière de te l’avoir offert.

On pourrait dire de toi

On pourrait dire de toi:

Que tu es impatient

Que tu es coléreux

Que tu es bruyant

Que tu es hyper actif

Que tu es autoritaire

Que tu es épuisant

Que tu es un mauvais coucheur

Que tu es collant

Mais on peut aussi dire de toi:

Que tu es déterminé

Que tu sais ce que tu veux

Que tu es vivant

Que tu es vif

Que tu es curieux

Que tu aimes les autres

Que tu adores nous faire rire

Que tu ne veux pas dormir pour ne pas perdre une miette du monde qui t’entoure

Que tu es sensible et que tu adores plus que tout les câlins

Tu vois mon amour, on pourrait dire ces choses de toi, mais moi, je préfère la deuxième version, parce qu’elle ne désigne pas celui que je voudrais que tu sois, mais celui que tu es réellement. Et cette personne en devenir que tu es, je la trouve mille fois plus magique que ce que la société attend de toi.

Alors s’il te plaît mon tout petit, ne te perds jamais, tu es un diamant, et je t’aime comme ça!

Mais comment tu causes!

Alors, cet article me tient particulièrement à cœur, je vais donc tenter d’en sortir quelque chose de correct.

Évidemment, j’enfonce des portes ouvertes, mais parfois, ça fait du bien!

Je n’ai pas tellement d’avis sur la fessée, il ne faudrait a priori évidemment pas en donner, et c’est bien ce que je compte tenter de faire, mais j’ai aussi appris, avec ma maternité toute neuve, qu’un enfant peut vraiment vous pousser à bout, et bien qu’on se soit promis de ne jamais faire ci ou ça, on finit parfois par aller à l’encontre de nos idées. Donc, la fessée, dans l’idée, je suis contre, mais je conçois tout à fait que dans un moment d’extrême nervosité, elle nous échappe.

Par contre, ce que je ne conçois pas, ce sont toutes ces petites humiliations que je vois des enfants subir au quotidien. Bien pire qu’une fessée donnée à un moment de crise, l’exaspération qu’on lit dans le regard de leurs parents me fait froid dans le dos.

Deux exemples me reviennent: à la caisse d’un magasin de jouets pour enfants, des jouets sur lesquels il faut appuyer pour les faire fonctionner. Une petite fille (6 ans sans doute) et son papa. En moins de 3 secondes, évidemment, la petite appuie sur le jouet du présentoir, et là, je ne saurais décrire le regard du père, un mélange entre de l’exaspération et une violence sourde, suivi du regard de la petite, complètement tétanisée. Il n’y a pas eu de mots, que peut on leur dire? J’aurais voulu dire à ce père que oui, un enfant, ce n’est pas un accessoire social, qu’il est normal qu’elle touche à ça, puisque que des mecs qui ont des bacs plus 12 ont passé un temps monstre à mettre au point une stratégie qui forcerait l’enfant à vouloir si ce n’est posséder, sinon essayer ledit jouet. Alors oui, peut être qu’elle avait été dure avant, peut être qu’il était fatigué, mais le regard paniqué de la petite en disait bien long sur la confiance qu’elle accordait à son père!

Second cas, dans un magasin de déco suédois, un samedi matin. Un père (oui encore, mais soyons honnêtes, les mère font pareil hein!) avec un tout petit de 2 ans qui marche mais pas si bien que ça. Je voulais passer avec mon gros caddie (et mon gros bide à l’époque), je demande donc à la petite famille de se bouger (gentiment hein!), le père se pousse, mais au moment ou je manœuvre, le petit bouge, et je le fais tomber (il était pas très stable!), et là, avant même que j’aie eu le temps de demander pardon et de lui faire une petite caresse, son père l’attrape par le bras et le remet debout de cette manière, tout en hurlant qu’il lui avait dit de se pousser etc…J’en ai eu les larmes aux yeux, et avec le recul, j’ai honte de n’avoir rien dit!

Parce que oui, l’éducation c’est personnel, mais si j’avais vu ce même mec se comporter de cette façon avec sa femme, je serais intervenue sans difficulté! Alors pourquoi laisse t-on faire quand il s’agit d’un tout petit qui n’a aucune possibilité de se défendre, alors qu’on s’interpose quand ce sont des adultes qui sont en conflit?

Pourquoi un enfant vaut moins qu’un adulte? On s’étonne de ce que les enfants ne respectent rien, mais s’ils ne sont pas respectés, comment pourraient-ils savoir qu’on peut se comporter autrement?

Alors bien sûr, je suis loin d’être la mère parfaite qui ne s’énerve jamais, mais j’essaie de toujours me calmer assez vite, et surtout, de ne pas réellement crier. Bien sûr qu’il m’arrivera de faillir, je suis humaine! Mais j’espère de tout mon cœur que je saurais me rappeler que mon enfant est un enfant, et non un mini adulte, que je ne peux pas lui demander de m’obéir au doigt et à l’œil (pour ça j’ai pris un chien), et surtout, que s’il est énervé, c’est que quelque chose ne va pas, pas qu’il s’ennuie et se demande comment m’embêter le plus possible. Enfin, je me suis promis que la prochaine fois que je verrais ce genre de comportement, j’interviendrais, parce qu’il ne faut pas banaliser la violence verbale ni l’humiliation!

Et vous, vous vous êtes déjà retrouvé(e)s confronté(e)s à ce genre de situation?

Féminisme et allaitement

Je ne sais pas si cet article vaut la peine, mais voilà, une question me turlupine (oui me turlupine parfaitement!) depuis quelques semaines…

Donc, comme la plupart des personnes, je suis féministe, je crois en l’égalité absolue entre les hommes et le femmes et ne comprends même pas que ce soucis n’ait pas encore été résolu (je veux dire c’est aussi absurde que la controverse de Valladolid, ou que le mariage gay! Oh wait…). Donc je suis féministe, j’oeuvre petitement auprès de mon entourage et…j’allaite!

Comme je le disais dans l’article précédent, si je suis convaincue de l’allaitement POUR MOI, je sais en revanche que ça ne fait absolument pas de moi une meilleure mère!

Et donc, depuis 6 mois, cet allaitement fait beaucoup parler. Il y a ceux qui me prennent pour une de ces mères qui ne veulent pas couper le cordon, mais il y a aussi ceux, très nombreux également, qui me trouvent au choix: courageuse, forte etc…

Et c’est là le problème. Je veux dire que je ne mérite pas de médaille, loin de là, à mes yeux, celles qui forcent l’admiration en allaitant sont les mamans de prématurés, les autres font juste comme elles ont envie. Et c’est bien ça le souci, 99% de mes amies ont tenté d’allaiter, et toutes ont eu des soucis. Soucis qu’elles m’expliquent, elles n’avaient pas assez de lait, le lait n’était pas assez nourrissant et j’en passe, alors qu’on sait qu’une mère ne manque jamais de lait (la baisse de lactation existe hein, mais on y remédie facilement), que le lait sera toujours assez nourrissant etc…sauf que je leur répond en compatissant. On sait qu’on se ment, mais ça évite de dire la vérité toute crue: elles ne voulaient pas allaiter.

Et je trouve horrible de ne pas pouvoir oser dire, bon j’ai essayé, mais franchement, ça ne m’a pas plu alors j’ai arrêté. Quelle honte il y a? Moi perso j’ai essayé l’écharpe de portage et je n’ai pas aimé, bon bah c’est tout, pas de quoi me lapider en place publique, mon bébé va dans sa poussette pas physio et puis tant pis!

Alors je me demande pourquoi on rentre toutes dans ce tabou, pourquoi on fait semblant de croire celle qui nous dit qu »elle n’a pas réussi à allaiter alors qu’elle ne voulait simplement pas le faire? Pourquoi on ne dit pas simplement à cette soeur en maternité qu’on sait qu’elle transforme la réalité, mais que pour arriver à une parole décomplexée des jeunes mamans et des femmes en général, on ferait mieux de se dire la vérité et d’assumer, parce qu’on donne décidément bien trop d’importance à un choix qui n’aura à mon sens aucune répercussion sur le futur de l’enfant!

Maman d’un côté comme de l’autre, rétablissons la vérité: non allaiter n’est pas un acte héroïque, mais non, donner le biberon n’est pas un crime!

Voilà, j’espère que vous comprendrez oú je veu en venir, mon idée a été particulièrement difficile à mettre en mots!

Le maternage et moi

Je ne suis pas une maternante au sens stricte du terme bien que:

-J’allaite depuis bientôt 6 mois et ne compte pas arrêter pour le moment

-Je pratique le cododo même si ça va bientôt s’arrêter car bébé bouge beaucoup trop et tète toute la nuit ce qui est très inconfortable pour moi

-Je ne laisse pas pleurer mon bébé

-Je le prend à bras dès qu’il a besoin

MAIS

Je comprends aussi tout à fait qu’on ne fasse pas comme moi. Je comprends qu’allaiter quand ça se passe mal ça doit être dur (j’ai eu de la chance, jamais je n’ai eu mal, même les premiers jours), dormir avec bébé c’est fatigant, répondre à ses besoin dans la seconde peut paraître aliénant…bref, je fais à ma manière, comme je le sens, pas parce que je suis des principes sortis de livres mais parce que c’est ce qui me rend heureuse, au clair avec moi même, ce qui ne fait pas de moi une meilleure mère, NI UNE MOINS BONNE!

Alors par pitié, j’aimerais que les gens arrêtent de me dire:

-que mon fils ne dormira JAMAIS sans moi (on m’avait prédit qu’il ne quitterai jamais mes bras, raté il peut passer des heures sur son tapis et que je sois juste dans les parages, il fait sa vie),

-qu’on arrête de me dire que je « me fais avoir »! Sérieusement, vous pensez vraiment que mon fils fomente des plans contre moi pendant la nuit?!

-Qu’il ne voudra être qu’avec moi, et sera associable! Raté encore, il va facilement dans les bras de tout le monde et sourit aux inconnus dans la rue (oui je ne me rendais pas compte du nombre de personnes qui vous arrêtent pour faire des sourires à votre enfant!)

Pas que je sois contre les conseils, mais juste que bizarrement, toutes ces sentances prononcées viennent de personnes qui n’ont jamais fait comme moi, donc qui n’ont aucune idée des difficultés que je pourrais peut-être rencontrer, comme si ces dites personnes avaient peur que je ne me trompe pas en prenant un chemin différent!

Je ne sais pas quelles seront mes difficultés futures, il y en aura c’est certain, mais si j’arrive à être en accord avec moi-même, quelque chose me dit que ce sera beaucoup plus simple 😊

NB: selon moi, il y a autant de manières de faire que d’enfants, et ce qui fonctionne avec mon fils actuellement ne marchera peut-être pas avec un prochain enfant!

Et vous, vous diriez quoi à tous ces gens qui commencent leurs phrases par: « Je voudrais pas dire mais… »?

Maman se sent bien seule mon bébé

Non, je ne suis pas une mère célibataire, et c’est bien ce qui me pose problème, parce que non mon couple ne va pas mal non plus mais…j’élève mon enfant seule.

Oui, il est encore bébé, et je ne devrais pas utiliser le terme élever mais plutôt prendre soin.

Sur une journée, je dois voir mon mari 15 minutes (je ne compte pas le temps de sommeil, douche, repas-qu’il fait seul car en décalé- et moments où il est au téléphone), 15 minutes par jour chaque jour de la semaine, les week-ends c’est surfait, tout le monde le sait! Il n’est pas là parce que d’une part il travaille en décalé, et d’autre part, il est pris par un très grand projet pro qui lui bouffe tout son temps. Je ne lui en veux pas, je le savais (ou pas!), et je sais que la situation sera temporaire…mais en attendant, je gère mon enfant seule, du matin au soir, en sachant très bien qu’à aucun moment de la journée mon fardeau (oui, en ce moment je le vois comme ça désolée) ne sera abrégé!

Eh bien c’est très dur, pas physiquement, mais psychologiquement wouahou, y à qu’à voir, je vais m’absenter une demi heure pour aller chez la sage-femme (BM prend la relève) j’en suis toute folle de joie! Sauf que oui, c’est dur, mais je ne peux pas tellement me plaindre, parce que JE NE SUIS PAS CÉLIBATAIRE. Hé oui, il est là le piège, si je dis que j’en ai marre, on me répond que je n’ai qu’à le laisser à son père, mais impossible, et je me dis que ça ne va pas s’arranger, il ne va pas subitement savoir s’en occuper du jour au lendemain quand il aura du temps! Il sait à peine lui mettre une couche, quant au bain, il ne l’a jamais donné (enfin il a déjà regardé son bébé dans le bain hein, mais pas plus!)

Alors je ne sais plus quoi faire, les cris de mon petit me minent chaque jour un peu plus, et je perds patience à une allure folle, et je ne suis pas un lapereau de 3 semaines, je sais bien que dans ce désintérêt des soins à apporter, il y a aussi beaucoup de mauvaise foi de la part de mon cher et tendre…

Alors j’espère, j’espère que la situation se décante bientôt, mais dois-je vraiment y croire?